CES GIVRÉS DU BIEN-ÊTRE : LE RETOUR DES BAINS DÉRIVATIFS

FIGARO

« C’est de la cryothérapie douce. La poche de gel SŌKAI joue un rôle d’anti-inflammatoire. En effet, elle baisse la température corporelle, bien trop élevée. Puis, elle fait vibrer les intestins, l’ensemble du fascina, pour améliorer ainsi le bien-être général. Essayez, vous deviendrez poche Addict! »

Stress, fatigue, minceur… et si le froid extrême pouvait tout changer ? 

Du yoga dans la neige, une douche gelée le matin, des séances régulières de cryothérapie… L’exposition au froid gagne en popularité auprès des citadins en état de stress et de fatigue.Partager  

Est-ce la fonte de la banquise qui donnerait envie de s’en rapprocher ? Le phénomène est notable en ville : s’exposer au froid est la dernière tendance en matière de bien-être. Si cette méthode date de l’Antiquité, popularisée depuis les années 1970 par les sportifs comme technique de récupération après l’effort, elle séduit dorénavant de nombreux citadins, cherchant à lutter contre le stress et la fatigue au quotidien. C’est en tout cas ce que démontre le gourou des neiges Wim Hof, néerlandais internationalement connu pour avoir battu une vingtaine de records du Guinness de résistance au froid extrême.

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Résister au froid extrême

Surnommé «Iceman» (l’homme de glace), il met en place en 2000 la Wim Hof Method, une pratique de méditation et de respiration construite sur trois piliers : la respiration breathwork (inspirer à fond en gonflant le ventre et la poitrine, relâcher d’une traite et accélérer la cadence), une exposition graduelle au froid et un état d’esprit. «À 17 ans, je ressentais déjà le besoin urgent de me jeter dans les lacs gelés, confie Wim Hof. Après avoir vécu un drame familial en 1995, j’ai commencé une introspection pour gérer mes angoisses, mon anxiété. L’eau froide m’a guéri. Je suis allé dans la nature, j’ai nagé sous d’épaisses couches de glace, j’ai appris l’immobilité. En mettant mon corps en état de stress temporaire, je suis parvenu à construire une endurance physiologique et psychologique au stress, à la psychose et à la dépression. Le souffle était mon guide. J’étais en maîtrise totale.»

En 2018, des chercheurs de l’université de Wayne State, à Detroit (Michigan), ont soumis l’homme à des tests de froid extrême et découvert en étudiant son cerveau qu’il parvenait à réguler volontairement sa température corporelle… sans en déduire si les résultats étaient imputables à son métabolisme particulier ou à sa méthode.

« Une douche froide par jour, et le docteur s’en va pour toujours ! »

Quoi qu’il en soit, la semaine dernière, sur Netflix, le gourou promouvait sa Wim Hof Method dans The Goop Lab, la série de divertissement autour du bien-être de l’actrice Gwyneth Paltrow. On y voit l’homme préparer, durant deux jours, six volontaires, membres de l’équipe de Goop (plus ou moins sceptiques, fatigués ou souffrant d’anxiété), à se jeter dans le lac Tahoe, bordant la Californie et le Nevada, indiquant 3 °C au thermomètre. «Nous allons par la respiration, nous transformer en guerriers pacifiques, leur explique-t-il dans l’épisode, à ces cobayes bénévoles. En affrontant le froid, votre corps devient alcalin et s’opposera aux éléments de la nature. C’est la juste alchimie pour que le système nerveux s’adapte à l’environnement, les récepteurs de la douleur deviennent moins actifs.»

Après une séance de breathwork, et avant d’entrer dans l’eau, tous pratiquent, en Bikini pendant 25 minutes, le «snowga » (yoga dans la neige), enchaînant les postures du cheval, avant de plonger un à un dans l’eau glaciale sans trop de difficulté et d’en sortir manifestement apaisés. Au quotidien, Wim Hof conseille la fameuse douche froide chez soi. «Une douche froide par jour, et le docteur s’en va pour toujours ! reprend-il. Gérer le stress en contrôlant la pensée est à la portée de tous. Notre état d’esprit naturel sait supporter ces émotions, mais pas en vivant à notre rythme effréné. En ville, on ne sent jamais les éléments de la nature en nous.»

«The Iceman a mis en place un protocole de respiration par le froid pour atteindre un sentiment de bien-être global, décrypte le cofondateur de Cryoboost, Antoine Battini, masseur-kinésithérapeute. La cryothérapie permet d’éprouver cette sensation en trois minutes dans un froid sec, et en ville !» Dans son centre du 15e arrondissement à Paris, il propose depuis deux ans des séances de cryothérapie, de plus en plus en vogue chez les urbains. «Ils viennent majoritairement le lundi soir, pour bien commencer leur semaine, ou le samedi, histoire de lâcher prise, explique-t-il. Le corps est mis en stress dans une cabine où seule la tête dépasse, dans laquelle est propulsé de l’azote à – 110 °C. On dépense de l’énergie pure, et le métabolisme sécrète de l’endorphine, l’hormone du bien-être.» Une séance de 3 minutes suffirait à améliorer le sommeil mais il faut la répêter 5 à 10 fois les jours qui suivent pour évacuer le stress. Si les séances sont suffisamment rapprochées, les effets bénéfiques dureront plus longtemps.

Le retour des bains dérivatifs

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«Nous œuvrons pour que cette pratique largement connue des sportifs soit davantage démocratisée, dit Steve Compagnon, hypnothérapeute et fondateur du centre de cryothérapie et cryoesthétique Pole Recup (Paris 1er). Par manque de sommeil, notamment à trop regarder les écrans et les séries en streaming, et plus largement à cause de la vie sociale, du travail, de la pollution, nous négligeons la récupération. De nombreuses personnes viennent ici soigner leurs rhumatismes et maladies inflammatoires, d’autres cherchent à s’apaiser ou à raffermir leur peau

D’après certains forums et médias féminins, le froid sous toutes ses formes posséderait également des vertus amincissantes. «En réalité, les études scientifiques disent tout et son contraire, modère Antoine Battini. Mais la cryothérapie alliée à une bonne alimentation et à une activité sportive favorise l’amincissement.»

De nombreux témoignages sur internet vantent aussi les mérites des bains dérivatifs, basés sur les bains de siège à friction inventés en 1860 par le naturopathe autrichien Louis Kuhne et remis au goût du jour dans les livres de la navigatrice France Guillain. Une méthode qui a aussi inspiré, il y a trois ans, à l’autodidacte Sylvie Duez qui souffrait de douleurs articulaires et d’une mauvaise circulation, les sous-vêtements intégrants une poche de gel de sa marque Sokai. « C’est de la cryothérapie douce, raconte la Française de 68 ans. Le périnée est un centre de gravité. La poche de gel jouant le rôle d’anti-inflammatoire baisse la température corporelle, bien trop élevée, et fait vibrer les intestins, l’ensemble du fascia, pour améliorer ainsi le bien-être général. Essayez, vous deviendrez pocket addict !»

Infos pratiques : www.sokai.fr50 € la poche de gel SŌKAI, pour un séance de cryothérapie douce à domicile

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